Chez vous quel est l’objet qui a le plus de valeur ?
C’est ma flûte traversière, plus pour sa valeur sentimentale que financière bien que ce soit un réel investissement. Je suis musicienne de formation initiale, je fais de la flûte depuis l’âge de 8 ans. C’est donc un instrument qui a toujours fait partie de ma vie. Même si la flûte n’est plus mon activité principale (je suis chargée de production audiovisuelle) bien que je l’enseigne encore, c’est un prolongement de ce que je suis, un reflet de ma personnalité. En 2003, j’ai opté pour un modèle Muramatsu, que j’ai appris à apprivoiser. Il faut arriver à s’approprier un instrument, à le façonner, il y a une alchimie qui se crée avec le musicien et maintenant cette flûte fait partie de moi.
Toujours dans la continuité du domaine artistique et de mon amour pour la musique et l’art en général, je possède également une petite collection de 3 affiches signées par trois grands Maîtres : Une affiche du photographe David Hamilton qui m’a été offerte par une ancienne amie lors d’une exposition, une autre du peintre Jacques Monory rencontré sur un tournage et enfin une affiche de la rétrospective de William Klein, photographe et cinéaste.

Pourquoi ?
Concernant la flûte traversière, c’est mon mode d’expression, je communique mes sentiments à travers mon instrument. C’est un élément à part entière dans ma vie, je ne me verrais pas sans. On m’a souvent dit : « Toi sans ta flûte, ce n’est pas toi ! » et certaines personnes de mon entourage, ne me connaissent qu’en tant que flûtiste.

Pour les affiches, je les aime par leurs couleurs, leur graphisme. Elles m’évoquent les rencontres avec ces artistes et l’admiration que j’ai pour ces créateurs. Cette passion que j’ai pour l’Art m’a d’ailleurs conduite à créer le webzine culturel Walkzine dans lequel je réalise des interviews d’artistes et des critiques de concerts, entre autre. J’aime partager et faire découvrir des personnalités que j’apprécie beaucoup le travail.

Est-ce que ces objets ont une place particulière chez vous ?
Quelle est la relation que vous entretenez avec ces objets ?

Je vis actuellement en colocation donc ma flûte est toujours dans ma chambre. En plus d’être un objet fragile, c’est avant tout un objet personnel que je garde près de moi, rangé dans son étui et posé sur ma bibliothèque. Ce n’est pas un objet de décoration, loin de là ! Les affiches à l’inverse, sont dispersées dans l’appartement. Je n’ai pas de relation particulière si ce n’est qu’elles font partie de la décoration de mon intérieur.

J’ai par contre une relation très privilégiée avec ma flûte traversière. Tout dépend de l’état dans lequel je me trouve au moment où je joue de mon instrument. Je peux avoir une relation très affectueuse comme très conflictuelle avec ma flûte. J’ai pu parfois la détester et me forcer à la travailler. Plus souvent, c’est un moyen pour moi de m’apaiser et de m’évader. Mon plus grand plaisir étant toujours de voir le visage souriant des spectateurs auxquels on offre un moment de bonheur, lors de concerts.

Seriez-vous prête à vous en séparer ?
A l’heure actuelle, pour les affiches, je dirai « non » mais je ne sais pas si elles seront toujours présentent dans ma vie future, tout dépendra des évènements. Pour ce qui est de ma flûte traversière, je ne me projette absolument pas du tout sans, c’est comme si on me coupait un bras !

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